Blog VERTONE – Maddy Keynote 2020: Pleins feux
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Blog VERTONE – Maddy Keynote 2020: Pleins feux


VERTONE les 30 et 31 janvier, 5.à Impression de Maddy Keynote à Paris, un événement majeur lié à l’innovation. Cette année, les acteurs clés de l’écosystème se sont réunis pour échanger sur «les changements dans la vie et les régions». Parmi les principaux thèmes abordés lors de diverses conférences et tables rondes, notre équipe sur place a identifié une tendance à l’élévation du circuit local et «local» dans divers secteurs en réponse aux défis environnementaux et sociaux d’aujourd’hui. et demain.

Qu’est-ce qu’un «circuit de proximité»?

Le terme «circuit de proximité», qui est généralement lié au domaine agricole et alimentaire, vise à rapprocher les producteurs et les consommateurs d’un point de vue géographique en privilégiant le local et en réduisant ainsi les distances parcourues. Fervent partisan du «Made In France» et co-fondateur de la marque de miel Bleu Blanc Ruche Arnaud Montebourg, il évoque une tendance fondamentale en France. Selon lui, les consommateurs rejettent de plus en plus les vieilles habitudes de consommation marquées par la prédominance du prix et de la quantité, contre la qualité et l’origine du produit.

L’un des signaux de cette nouvelle tendance est l’utilisation de l’application Yuka, qui classe les produits en fonction de leurs propriétés nutritionnelles, de la présence d’additifs et de leur caractère biologique. Cependant, Clément Le Fournis, co-fondateur et PDG de la nouvelle société Agriconomie, site de commerce électronique dédié aux agriculteurs, regrette que Yuka ne fournisse pas d’indication sur l’origine géographique du produit. Par exemple, la pratique permettra de développer davantage un produit bio en provenance d’Espagne qui ne répond pas toujours aux normes françaises (selon lui, 17% des produits bio importés en France ne répondent pas réellement aux normes bio françaises), plus qu’un produit local.

Mais comment se consomme-t-il en circuit court en vivant en ville, comme les trois quarts de la population française? Le développement de l’agriculture urbaine est-il une solution adaptée? Défini par la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) l’agriculture urbaine, comme l’agriculture et l’élevage dans et autour des villes réel pour les citadins de produire et de consommer localement. Cependant, selon Clément Le Fournis, ce n’est pas une révolution agricole ou une solution idéale à grande échelle. Tout d’abord, il faut repositionner la production en France et faire preuve de solidarité avec les agriculteurs français en consommant leurs produits, même si le prix est légèrement supérieur à un produit importé.

énergie: un monde en « court-circuit » bientôt?

Cette tendance au déplacement s’observe non seulement dans le secteur alimentaire, mais également dans le secteur énergétique.

Xavier Passemard, directeur de GRDF Biométhane, explique que le marché du biométhane, un gaz vert produit à partir de déchets organiques, en particulier les effluents d’élevage, a augmenté de 170% en France ces 4 dernières années. Ce biogaz présente 3 avantages principaux:

  • Il s’agit principalement d’une énergie renouvelable produite au niveau national, qui remplace le gaz naturel importé, peut alimenter le réseau de distribution d’électricité et servir de carburant.
  • Par ailleurs, la production de biométhane est souvent présentée comme une activité complémentaire et moderne et une source de revenus supplémentaire pour une profession précaire, permettant de revitaliser les zones rurales et de développer le métier d’éleveur.
  • Enfin, une étude ADEME-GRDF estime que l’injection de biométhane dans le réseau permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre en France de 750 000 tonnes équivalent CO2 par an en 2020.

Hervé-Matthieu Ricour, Directeur Général de la Business Unit BtoC d’ENGIE en France, observe la décentralisation énergétique et l’augmentation de l’autoconsommation en France. Le premier s’oppose au système de production d’électricité à grande échelle basé sur des centrales thermiques, car la décentralisation consiste à produire localement à partir d’installations plus petites pour promouvoir la production d’électricité à l’échelle locale. par exemple l’autonomie énergétique d’une communauté. L’autoconsommation, quant à elle, est définie par la production de l’énergie qui sera utilisée par l’individu pour répondre à ses besoins en électricité. Depuis 2017, ENGIE propose «My Strength» aux particuliers qui souhaitent consommer leur propre électricité à partir de panneaux photovoltaïques installés sur leurs toits. Le groupe veut aller plus loin en créant des communautés énergétiques, fournissant de l’énergie entre voisins.

Vers une «mobilité 4.0» plus locale et justifiée?

Attirer l’attention sur le local est le point commun de 3 changements observés par le co-fondateur et PDG d’Evaneos Éric La Bonnardière dans l’industrie du tourisme:

  • Conscience environnementale du touriste qui souhaite voyager plus près ou plus loin de son domicile maintenant
  • La nécessité pour les populations locales de retrouver leur pouvoir sur le tourisme
  • La recherche d’une expérience plus authentique et l’exploration du mode de vie local

La première évolution observée reflète le sentiment de «honte à l’avion» importé de Suède et qui commence à se répandre en France chez certains citoyens qui souhaitent limiter leur empreinte carbone pour protéger la planète. Mais pour que la mobilité 4.0 ne se développe pas plus lentement et plus verte, Sophie Chambon-Diallo, directrice du développement durable du Groupe SNCF, Julien Honnart, fondateur et président de la startup d’autopartage, et l’ONG Elliot Lepers Le Mouvement, définissent les 3 axes:

  • Pensez différemment à votre mobilité: changez vos réflexes en optant pour des modes moins polluants (vélo, train, transports en commun, auto-partage), quitte à passer par l’autosolyse (être seul dans sa voiture) et réduire les distances des avions parcourus
  • Réduire les coûts de train et d’autopartage: rendre le TGV plus attractif économiquement, notamment par rapport aux avions, et promouvoir l’autopartage avec des politiques de remboursement des déplacements comme recommandé par la loi d’orientation mobilité, avec la mise en place du package mobilité durable
  • Mettre en avant les atouts de ces modes de déplacement alternatifs: créer des liens sociaux en partageant une balade en voiture, redécouvrir le plaisir de passer plus de temps et de traverser des zones en train

Du coup, si la promotion du local dans l’alimentation est un discours de plus en plus répandu et sensible aux consommateurs, cette tendance ne se limite pas à ce secteur, mais progressivement à d’autres, notamment l’énergie, la mobilité et le tourisme. Maddy Keynote 2020 a été l’occasion de mettre en lumière ces changements et de dresser le portrait d’une société responsable désireuse d’avoir un impact positif sur son environnement, à la fois proche et global.

Rédigé par Aude LÉAUSTIC.



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