VERTONE BLOG – La loi de Pacte: fidèle à une nouvelle prémisse « PER »?
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VERTONE BLOG – La loi de Pacte: fidèle à une nouvelle prémisse « PER »?


La retraite cristallise un certain nombre de préoccupations françaises et notamment en termes de pensions à percevoir; Selon IPSOS, environ 2 Français sur 3 estiment qu’il va baisser dans les années à venir, même 23% estiment que nous espérons ne pas acheter du tout. Cependant, cela n’est pas surprenant, on le voit dans tous les pays européens et la tendance était similaire dans les années 2000, cependant la France se caractérise par une préoccupation particulièrement vive due à une variété de facteurs.

L’épargne retraite au milieu des tensions et de l’espoir en France

Face au vieillissement de la population française, le système de retraite par répartition hérité de 1945 a fait l’objet de multiples réformes qui se sont accélérées sans résoudre l’équation financière. La réforme actuelle visant à instaurer un système universel en témoigne et s’appuie sur les résultats du dernier rapport du Comité d’orientation des retraites, qui montrait le risque d’une réduction significative des retraites, quel que soit le scénario:

Mais ce deuxième facteur est que le niveau des transferts publics de revenus des plus de 65 ans en France était de 85,4% en 2018 et est devenu champion dans toutes les catégories et explique implicitement: Pour le Français moyen, la retraite est avant tout une question d’État, pas d’Epargne-Retraite. . Ce constat explique, au moins en partie, la faible épargne retraite versée en France avec 230 milliards d’euros et seulement 2% des prestations de retraite (contre 30% au Royaume-Uni, 10% en Allemagne et 5% en Belgique selon l’OCDE). dans).

Pacte Act, publié en mai dernier, assure l’épargne-retraite « Le produit phare de l’épargne française » et pionnier à partir de 1 PERalors octobre dernier a permis à certains joueurs de se positionner.

Un Plan d’Epargne Retraite (PER) qui a commencé à être déployé et dont la cible d’actif est clairement visible

Début 2020, nous pouvons tirer quelques leçons des communications des premiers acteurs pour se positionner sur le marché du PER, à la fois individuellement et collectivement. Ainsi, on peut observer:

  1. Positionnement clair sur deux cibles de marché préliminairesIl n’est pas étonnant de bénéficier des allégements fiscaux ou des salaires sociaux associés au Pacte Act:
    1. Clients patrimoniaux pour les composants individuels,
    2. TPE / PME (principalement PME) pour les composantes collectives,
  2. Atavisme des joueurs : Ceux qui se sont traditionnellement installés sur le marché PERP et Madelin continuent à se positionner principalement sur le marché individuel (PERIN ou Plan d’Épargne Pension Privée, ancien PERP ou Madelin) et ceux sur le marché PEE, PERCO ou Article 83 sont plus positionnés sur le marché collectif (PERCOL / PERCAT) .
  3. Communication moins claire que l’espace mutuelCertains prestataires et banques assureurs expriment moins explicitement leur positionnement client, mais restent agressifs en matière de conseil, de service, d’accompagnement et de connaissance en matière d’épargne salariale et de gestion de l’avoir de retraite.
  4. Au final une clientèle riche qui reste le but ultime de tous les acteurs :
    1. Des acteurs individuels s’appuyant sur la dimension collective à travers la fonction de gestion des actifs,
    2. Les partisans du collectif décomptent désormais les bénéficiaires de paternité qui peuvent taxer leurs versements volontaires placés dans un PERCOL (Plan d’Épargne Retraite Collectif, anciennement PERCO) ou PERCAT (Plan d’Épargne Pension Catégorique, ancien article 83).

Sur le plan opérationnel, cela se traduit par des propositions de valeur qui tournent autour du «sur mesure» pour une population aisée, avec un discours axé sur les mots-clés exonération fiscale, architecture ouverte et / ou performance du côté TPI. / PME Avec les mots-clés simplicité et praticité, les aspects liés aux concepts «numériques» sont plus faciles à trouver.

Plus précisément, avec un taux d’équipement du mécanisme ESR de seulement 11%, les TPE / PME sont très envieuses. Généralement abordés via un abonnement en ligne, la plupart des gestionnaires d’actifs et des assureurs ont structuré le PERCOLi (Plan collectif d’épargne retraite intersociétés), qui consolide les fonds de plusieurs sociétés et permet de se détendre. abonnement. Ils proposent également des solutions complètes en termes de levier issues de la loi Pacte, notamment dans la promotion des actions Amundi avec des solutions «clé en main» telles que «Fast Amundi» ou «Actiris». Chez Natixis Interépargne, tous sont essentiellement tarifés forfaitairement en fonction du nombre de salariés.

La tendance des actifs collectifs se reflète dans les gérants d’actifs en favorisant la transition des systèmes hérités aux PERCOL et via une communication dédiée aux paiements volontaires, désormais disponible en téléchargement. Les bénéficiaires de PERCOL ont donc reçu des notifications par téléphone mobile, sms ou e-mail pour les inviter à déposer de l’argent à leur domicile fin 2019 et ne sont pas qualifiés pour expliquer la déductibilité fiscale de ces paiements. Un certain nombre de fonctions sont disponibles uniquement pour ces paiements volontaires, qu’il s’agisse d’un robot-consultant ou d’une architecture de fonds spécialement conçue (FCPI, diversification des PME) pour répondre aux besoins d’une clientèle aisée. -ETI …)

Enfin, en ce qui concerne les clients patrimoniaux, les systèmes sont assez similaires à ceux disponibles pour PERP et Madelin; Cependant, on peut parler de la «proposition 360» associée aux banques privées, qui structurent et combinent les instruments d’investissement du Private Equity, et répondent également aux besoins des gestionnaires, souvent de la gestion de fortune à travers la composante collective. Du côté des prestataires, on peut mentionner l’inclusion de dispositions établissant un capital décès de base pour les conjoints survivants; cela illustre l’une des principales tendances qui est de formaliser l’accompagnement des épargnants en phase d’accumulation et de liquidation.

Cependant, on ne sait toujours pas si les objectifs fixés par le Pacte sont atteints, même si les objectifs peuvent sembler clairs.

Ces premières observations remettent en question certains des objectifs symboliques de la loi de Pacte, à commencer par ceux concernant les suivants. « Pour faciliter la croissance de l’entreprise » ou de « Innovation et préparation du futur » cela inclut nécessairement un plus large éventail d’unités de compte. Ces objectifs sont également précieux pour les acteurs de l’assurance-vie qui peinent à concilier leurs obligations de solvabilité avec les encours fortement investis dans des fonds en euros. A ce jour, cette conversion en UCs via PER constitue une hypothèse qui doit être validée.

Face à 57% des Français qui s’appuient uniquement sur leurs propres connaissances ou les connaissances de leurs proches dans leurs décisions d’investissement, le domaine des possibilités du devoir de conseil n’apparaît pas aussi efficace, et l’impact du développement du pays dans cette transformation vers l’UC sera donc étroitement surveillé. Une étude récente de McKinsey note également que le taux d’UC est déjà corrélé avec le niveau de revenu des épargnants en France, de sorte que la structure des survivants ne devrait pas fondamentalement changer, en ciblant le PER sur cette même population.

De plus, lorsque les assureurs demandent à Bercy de leur permettre d’inclure le PPB dans leurs calculs de solvabilité, c’est ce qu’ils suggèrent à contrecœur. Les PPB sont des dispositions de partage des bénéfices, c’est-à-dire des réserves de richesse que les assureurs peuvent donner annuellement, à condition de restituer les bénéfices stockés aux assurés dans un délai de 8 ans. Cela vaut également lorsque les assureurs rendent leurs fonds en euros moins attractifs en réduisant leurs rendements, ou lorsque Allianz prend la décision symbolique de ne conquérir que les clients dont le paiement initial minimum sera de 30 000 €. Au moins 30% UC dans plusieurs contrats de support.

Article rédigé par Jean BARBIER



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