VERTONE BLOG – Quelle proposition de valeur e-commerce pour les PGC et les marques alimentaires?
4.9 (98%) 32 votes
 

VERTONE BLOG – Quelle proposition de valeur e-commerce pour les PGC et les marques alimentaires?


Si la distribution alimentaire en ligne se développe fortement en France, c’est principalement le dynamisme des pulsions (Nielsen) et Amazon (LSA), le e-commerce direct (ou e-shop) reste une activité légèrement développée des marques alimentaires.

Cependant, selon une étude de VERTONE, 38% des 60 groupes alimentaires en grande distribution avec environ 230 marques ont ouvert une ou plusieurs boutiques en ligne.

Pourquoi le commerce électronique alimentaire est-il si sous-développé?

Pour les marques disposant de boutiques en ligne, cet événement représente une petite partie de leur chiffre d’affaires pour diverses raisons.

Comme indiqué dans notre article «DTC e-commerce (directement au client): Eldorado ou possible fiasco?» », Diverses restrictions empêchent le développement du commerce électronique direct pour une marque qui n’est pas un distributeur.

  1. Une équation économique complexe qui découle directement des coûts inhérents au commerce électronique (coûts logistiques et coûts d’acquisition de trafic qui deviennent de plus en plus importants avec une forte concurrence en ligne).
  2. Des distributeurs en ligne «forts», notamment des marques GSA (Carrefour, Intermarché, etc.) et des pure players du web comme Amazon, qui proposent une offre complète et compétitive ainsi qu’une expérience client efficace.
  3. Risque élevé associé à la décomptabilisation, en particulier la radiation de produits de certains grands distributeurs ou au moins, négociations durcies par les acquisitions.

De plus, selon le baromètre du e-commerce de la Févad, il existe 2 principaux obstacles pour les consommateurs à l’achat de produits alimentaires via le e-commerce:

  • Peur de ne pouvoir contrôler la fraîcheur et la qualité des produits alimentaires par la vue ou le toucher,
  • Peur de la sécurité des paiements

En plus de ces barrières, le consommateur peut ressentir peu d’intérêt à acheter dans le magasin en ligne d’une marque alimentaire de consommation plutôt que dans les supermarchés. Par exemple, si les produits vendus sont exactement les mêmes que les produits disponibles dans le magasin et qu’il n’y a pas de services supplémentaires, le consommateur préférera probablement se rendre dans un supermarché ou sur un site de vente en ligne. Tous ses achats à des prix plus élevés que la distribution indirecte, qui offrira moins de produits plutôt qu’une boutique en ligne à marque unique.

Pourquoi ouvrir une boutique en ligne alimentaire?

Malgré ces obstacles, diverses raisons peuvent motiver une marque alimentaire à ouvrir son propre site de commerce électronique.

Le plus important d’entre eux est de limiter les risques de rupture numérique et d’anticiper les évolutions futures. En effet, une marque peut perdre son attrait auprès des e-commerçants, ne plus comprendre les nouveaux critères de préférences d’achat des consommateurs, voire ne plus proposer de produits ou d’offres compatibles avec le produit ou les offres. les attentes des consommateurs. Le site e-commerce deviendra alors une précieuse source d’informations et améliorer la connaissance client. En effet, avec leurs boutiques en ligne, les marques s’adressent directement aux consommateurs et collectent des données sur leurs clients, leur permettant de mieux les comprendre. Par exemple, certaines marques encouragent les visiteurs à créer un compte pour leur boutique en ligne en offrant en retour des bons de réduction.

Certaines marques voudront également saisir cette opportunité. soumettre l’offre complète. Pour les marques peu présentes en GSA, comme la marque Funky Veggie, qui n’est distribuée qu’à un petit distributeur (Monoprix, Franprix, Auchan, Carrefour city), le e-commerce direct crée un canal complémentaire qui compense la distribution limitée. De même, si une marque dispose d’une gamme complète et étendue de produits dans les supermarchés qui ne peuvent pas être référencés tous, avoir son propre site e-commerce lui permettra de rassembler tous ses produits dans un seul point de vente. Par exemple, les produits d’épicerie fine de marque Albert Ménès ont plus de 30 catégories de produits différentes, et tous leurs produits ne peuvent pas être répertoriés dans le même supermarché.

L’importance de se séparer de la grande distribution et des e-commerçants

Le succès d’une stratégie e-commerce dépend de: proposition de valeur différenciante cela justifie qu’un client soit venu sur le site de la marque au lieu d’aller au supermarché.

Permet d’identifier les tendances de consommation actuelles au moins Sujets intéressants à examiner lors de l’élaboration de cette proposition de valeur:

1. Exclusivité : offre produit, promotions, soldes spéciaux …
Ex: Bonne Maman propose des saveurs de confiture originales dans son e-shop
Ex: Albert Ménès offre la possibilité de créer des coffrets cadeaux sur son site
Par exemple: La marque St Michel propose de commander des coffrets de différents produits pour découvrir les différentes gammes de la marque, notamment des gammes spéciales en ligne.
Ex: Le groupe Bel propose des produits dérivés dans la boutique La vache qui rit®

Coffret Albert Ménès

2. Nouvelles habitudes de consommation : consommation responsable de produits d’occasion par abonnement, test et achat, etc.
Ex: Sur le site e-commerce Charal, il est possible de souscrire à une boîte trimestrielle de 5 pièces de viande.
Ex: Nescafé Dolce Gusto offre des échantillons gratuits aux membres de sa communauté pour tester de nouveaux produits gratuitement

3. Services à valeur ajoutée : réponse qui agace un client particulier, personnalisation, coproduction
Ex: Avec Evianchezvous, Evian livre des packs d’eau directement à ses clients à leur porte, empêchant le transport de ces objets lourds.
Par exemple: La marque Gallia a fourni un service de conseils d’experts que les consommateurs peuvent contacter pour toute question concernant l’allaitement ou la nutrition, disponible 24/7 par téléphone ou par chat en ligne.
Ex: M & M’s propose des articles personnalisables pour des événements comme les anniversaires

Service Evianchezyou

4. Loyauté: via des programmes de fidélité en ligne et / ou multicanaux valides. Ex: Avec le club Gallia, les clients accumulent des points dès qu’ils font leurs achats en ligne, à la pharmacie ou dans les supermarchés, puis les échangent contre des cadeaux ou des réductions en ligne.

Par conséquent

Il est essentiel que les marques aient une véritable proposition de valeur et se démarquent sur les sites e-commerce si elles veulent inciter les consommateurs à la visiter. Cependant, il n’y a pas de réponse unique. Chaque acteur doit réfléchir à sa proposition de valeur en jouant sur l’axe de la différenciation conformément à son ADN, tout en s’assurant que l’offre répond à une réelle attente ou besoin du consommateur.

Article de Pierre BRUN et Laura PAN



Source link

VERTONE BLOG – Quelle proposition de valeur e-commerce pour les PGC et les marques alimentaires?
4.9 (98%) 32 votes